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KPI essentiels du recrutement : les 5 de Preston + ce qui manque

Recrudoc CRM Team8 min read

Si vous ne pouvez pas répondre “combien de temps vous prend-il de pourvoir un rôle ?” avec un chiffre, vous n’avez pas de process de recrutement. Vous avez une suite d’estimations.

Recruiter Preston, recruteur tech qui dirige sa propre agence depuis presque une décennie, cite une stat claire : 70 % des hiring managers disent qu’ils ont besoin de données pour piloter l’impact business à long terme du recrutement. Les recruteurs qui prennent de l’avance sont ceux qui mesurent ce qu’ils font.

Cet article couvre les cinq KPI essentiels que Preston identifie dans son découpage, avec définitions, formules et les benchmarks qu’il cite. Ensuite son framework d’embauche diversifiée, et une section finale sur le coût par embauche et la qualité d’embauche (les métriques que Preston nomme brièvement sans s’étendre). Si vous êtes déjà à l’aise avec ces bases, notre post compagnon sur les métriques de recrutement avancées couvre la pipeline velocity, la capacité recruteur et le dashboarding.

Ce qui compte comme KPI de recrutement

En bref : Un KPI de recrutement est une mesure quantifiable qui compare votre performance d’embauche à un objectif ou un benchmark d’industrie. Il existe pour informer une décision. Si un chiffre ne change pas comment vous agissez, ce n’est pas un KPI, c’est une trivia.

Preston définit les KPI comme “des mesures quantifiables utilisées pour évaluer la performance long terme d’une entreprise” qui “comparent les accomplissements d’une entreprise à des cibles ou objectifs prédéterminés ou à des benchmarks d’industrie”. La partie benchmark est celle qui compte. Un chiffre seul ne vous dit rien. Un chiffre face à un benchmark (le vôtre du trimestre dernier, une moyenne d’industrie, un objectif) vous dit si vous continuez ou si vous changez de cap.

Le but des KPI essentiels n’est pas les dashboards. C’est de faire remonter où le temps et l’argent fuient, où de bons candidats abandonnent pour de mauvaises raisons, et quels canaux surperforment discrètement. Choisissez des métriques qui mappent à des décisions sur lesquelles vous pouvez agir.

KPI 1 : time to fill

En bref : Le time to fill mesure les jours calendaires entre la création de l’ouverture de poste et l’acceptation de l’offre par le candidat (ou le démarrage du travail). La moyenne US est de 36 à 42 jours en 2023, avec le healthcare significativement plus lent que la tech.

Le time to fill est la métrique de bât des opérations de recrutement. Il vous dit combien de temps les rôles restent ouverts, ce qui se traduit directement en productivité perdue et hiring managers frustrés.

Formule : Jours entre la création de l’ouverture de poste et l’acceptation de l’offre (ou la date de démarrage), moyennés sur les rôles.

L’exemple travaillé de Preston : trois rôles ont pris 20, 30 et 40 jours à pourvoir respectivement. Time to fill moyen = (20 + 30 + 40) ÷ 3 = 30 jours.

Le point de départ varie selon l’entreprise. Certaines équipes démarrent le compteur quand le hiring manager soumet la requisition pour validation. D’autres démarrent quand RH ou finance valide. D’autres démarrent quand le recruteur commence vraiment le sourcing. Choisissez une définition et tenez-la. Comparer le time to fill entre des équipes qui mesurent différemment n’a aucun sens.

Industrie / Région Benchmark Source
Moyenne US (toutes industries) 36-42 jours LinkedIn, 2023 (cité par Preston)
Tech / software engineering Plus rapide que la moyenne Preston
Healthcare Plus lent que la moyenne Preston

Pourquoi le minimiser ? Preston pointe trois raisons. Chaque jour où un rôle reste ouvert vous coûte de la productivité équivalente au salaire. Les rôles ouverts dans des équipes face client dégradent le service que ces équipes livrent. Et la métrique est diagnostique : si le time to fill grimpe, quelque chose est cassé (validations lentes, pool de candidats faible, hiring manager indécis).

Pour un playbook plus profond sur la compression de ce chiffre, voyez notre walkthrough sur comment réduire le time-to-hire de 24 jours à 2 jours.

Time to fill vs. time to hire

Preston pointe une métrique liée que les recruteurs confondent constamment avec le time to fill : le time to hire. Il pose la distinction proprement : “Le time to hire mesure la vitesse à laquelle le process d’embauche progresse après identification du candidat adapté.”

Métrique Démarre Se termine Ce qu’elle mesure
Time to fill Ouverture de poste créée / approuvée Offre acceptée Durée calendaire totale de la requisition
Time to hire Le candidat postule / est sourcé Offre acceptée Vitesse de votre process une fois qu’un candidat viable existe

Le découpage compte opérationnellement. Si le time to fill est haut mais le time to hire est bas, votre pipeline de sourcing est le goulot. Si le time to hire est haut, votre process est le goulot (trop de tours, scheduling lent, boucles de feedback indécises).

KPI 2 : source of hire

En bref : Le source of hire est le pourcentage d’embauches venues de chaque canal de recrutement (job boards, referrals, sourcing direct, agences, etc.). Il vous dit où dépenser votre budget de sourcing et où arrêter.

Formule : (Nombre de nouvelles embauches d’une source spécifique ÷ Total des nouvelles embauches) × 100

C’est la métrique qui révèle quels canaux tirent leur poids et lesquels sont du budget mort. Preston la présente comme “évaluer et raffiner l’allocation des budgets marketing et publicitaires”, ce qui est exactement ça. Si les job slots LinkedIn vous ont coûté 12 000 $ le trimestre dernier et produit deux embauches, alors que les referrals d’employés en ont produit huit à coût quasi nul, la conversation de réallocation budgétaire devient facile.

Sources courantes à suivre : job boards (LinkedIn, Indeed, boards de niche), referrals d’employés, sourcing direct ou outbound (outreach LinkedIn, cold email), candidatures de page carrière, partenaires d’agence, salons d’emploi et réseaux sociaux.

Deux pièges pratiques. D’abord, suivez les nouvelles embauches, pas juste les candidatures. Les canaux à fort volume de candidatures ont souvent une faible conversion. Un board qui vous inonde de 500 CV non qualifiés n’est pas votre meilleure source, il a juste l’air occupé. Ensuite, taggez la source au moment du contact, pas rétroactivement. La mémoire ment. Votre ATS ou CRM devrait capturer ça automatiquement.

KPI 3 : taux d’acceptation des offres

En bref : Le taux d’acceptation des offres est le pourcentage d’offres formelles acceptées par les candidats. Au-dessus de 90 % suggère un fort alignement entre offre et attentes. La moyenne d’industrie 2023 est autour de 73 %. En dessous de 50 % signale de sérieux problèmes de comp, expérience candidat ou offres concurrentes.

Formule : (Nombre d’offres acceptées ÷ Nombre d’offres faites) × 100

Preston donne des seuils clairs pour celui-ci :

Taux d’acceptation des offres Interprétation
Au-dessus de 90 % Fort alignement entre attentes de l’entreprise et candidats sélectionnés
~73 % Moyenne d’industrie 2023 selon le rapport Trends d’ashby.com (cité comme stable depuis 2022)
~40 % Sous la moyenne. Probables problèmes de rémunération, expérience candidat ou offres concurrentes

Perdre un top candidat à l’étape de l’offre est l’un des échecs les plus chers du recrutement. Vous avez passé le temps de sourcing, de screening, de hiring manager et de prises de références, puis vous repartez de zéro. Preston : “Perdre un top candidat à cause d’un refus d’offre peut être vraiment coûteux pour les efforts de recrutement parce que ça demande de redémarrer tout le process d’embauche.”

Si votre taux d’acceptation des offres baisse, la cause est rarement la lettre d’offre elle-même. C’est généralement en amont. Les attentes salariales n’étaient pas alignées dans la première conversation. Le candidat était déjà profond dans un autre process. L’expérience candidat l’a refroidi. Résoudre l’acceptation d’offre commence au screening.

KPI 4 : taux de complétion des candidatures

En bref : Le taux de complétion des candidatures est le pourcentage de candidats qui démarrent votre candidature et la finissent. La moyenne d’industrie reportée est de 10,6 %. En 2023, 60 % des candidats potentiels ont abandonné des candidatures online à cause de la complexité ou de la longueur excessive.

Formule : (Candidatures complétées ÷ Candidatures démarrées) × 100

Ce KPI attrape un problème que la plupart des recruteurs ne voient jamais : les candidats qui sont partis avant même d’être dans votre pipeline.

Preston cite un benchmark brutal : “Selon builtin.com, un taux de complétion moyen est rapporté à 10,6 %.” Et : “En 2023, on a observé que 60 % des employés potentiels abandonnent les candidatures online à cause de la complexité ou de la longueur excessive.”

Si votre chiffre est en dessous de 10 %, votre candidature tue votre conversion haut de funnel. Causes courantes : longs formulaires de candidature, création de compte obligatoire avant de postuler, ré-uploader des informations déjà dans le CV joint, demander des références et attentes salariales et disposition à déménager comme champs requis dès le début. Chacun seul suffit à perdre des candidats qualifiés. Empilez-les et quasi personne ne finit.

La correction est structurelle : coupez le formulaire à email + CV + 2-3 questions critiques pour le screening de premier passage. Gardez le reste pour après qu’un recruteur a confirmé l’intérêt mutuel.

KPI 5 : diversité dans l’embauche

En bref : Preston nomme la diversité dans l’embauche comme cinquième track de KPI essentiel. Il esquisse six dimensions courantes : diversité démographique, sourcing diversifié, conversion du funnel d’embauche par démographie, perception, impact business et amélioration dans le temps.

Preston présente la diversité dans l’embauche comme un indicateur clé de performance qui “mesure l’impact des décisions de sélection et d’embauche sur les objectifs de diversité, équité et inclusion d’une organisation”. Les six dimensions qu’il liste :

KPI de diversité Ce qu’il mesure
Diversité démographique État actuel de la représentation dans votre workforce vs pairs
Sourcing diversifié Efficacité des stratégies de sourcing visant à attirer des candidats diversifiés
Funnel d’embauche diversifié Taux de conversion et de drop-off des candidats diversifiés à chaque étape
Perception de la diversité Retours candidats sur leur expérience pendant le process d’embauche
Impact de la diversité Valeur business et ROI des initiatives d’embauche diversifiée
Amélioration de la diversité Évolution dans le temps des outcomes d’embauche diversifiée

Le suivi par étape de funnel est le plus à fort levier. Si les candidats diversifiés postulent au même taux que le pool général mais drop disproportionnellement à l’étape de screening ou d’entretien, c’est un problème de process, pas de sourcing.

Au-delà des 5 de Preston : coût par embauche et qualité d’embauche

En bref : Le résumé final de Preston référence le coût par embauche et la qualité d’embauche comme métriques additionnelles que les organisations suivent, mais il ne s’étend pas dessus. Le cadrage ci-dessous est le nôtre, pas celui de Preston.

Le découpage principal de Preston s’arrête aux cinq KPI ci-dessus. Dans ses remarques finales, il nomme le coût par embauche et la qualité d’embauche comme métriques additionnelles que les organisations utilisent pour “identifier les goulots, fluidifier les process et allouer les ressources efficacement”. Il ne les définit pas et ne donne pas de benchmarks. Les deux valent la peine d’être suivies. Voici comment on pense à chacune.

Coût par embauche

Formule : Coûts totaux de recrutement (interne + externe) ÷ Nombre d’embauches dans la période

Composants courants du coût par embauche : abonnements job board et ATS, coûts d’outils de sourcing, frais d’agence ou de referrals, salaire recruteur alloué et background checks. Le set exact varie selon l’organisation. Choisissez une définition, documentez-la et appliquez-la systématiquement. Le coût par embauche est le plus utile couplé avec le source of hire et la qualité d’embauche : un faible coût par embauche qui produit des embauches de mauvaise qualité n’est pas une victoire.

Si votre dépense d’outillage AI grimpe, notre découpage des coûts AI en recrutement compare les modèles de prix par action aux abonnements forfaitaires.

Qualité d’embauche

Il n’y a pas de formule unique. La qualité d’embauche est composite. Proxies courants : ratio applicant-to-offer (Preston nomme ça dans son résumé comme une mesure de qualité), notes de performance des employés à 90 jours / 6 mois / 1 an, et rétention à 6/12/24 mois.

Pour les recruteurs en agence, la qualité d’embauche détermine le repeat business. Pour les recruteurs internes, elle détermine si votre réputation auprès des hiring managers grandit ou s’érode. Suivez au moins un signal composite. Même un simple “% des hires encore en poste à 6 mois” vous donne un feedback actionnable sur tous les autres KPI de cet article.

Comment vraiment capturer ces données

En bref : Aucun de ces KPI ne marche sans capture de données automatisée et cohérente au moment où les événements se passent. Le logging manuel dans les tableurs échoue parce que les recruteurs sautent des entrées quand ils sont occupés. C’est exactement quand les données comptent le plus.

Le calcul derrière ces métriques est simple. Capturer les événements sous-jacents, c’est là que la plupart des opérations de recrutement craquent. Si vous loggez les étapes et les horodatages à la main dans un tableur, vous sauterez des entrées les jours chargés, et vos chiffres mentiront.

Un CRM dédié résout ça de deux manières. Il horodate chaque changement d’état automatiquement, et il impose une taxonomie d’étapes cohérente dans l’équipe. Recrudoc suit 42 actions distinctes dans son Audit Trail. Chaque changement de statut, message envoyé, scorecard générée et mouvement de pipeline est capturé avec horodatage et acteur. C’est la matière première à partir de laquelle chaque KPI de cet article est construit. Sans ça, vous revenez à l’estimation.

Quelques tips pratiques pour démarrer. Choisissez 3-4 KPI, pas tous. Time to fill, source of hire et taux d’acceptation des offres couvrent les décisions à plus haut levier pour la plupart des recruteurs. Définissez chaque métrique par écrit, parce que “time to fill” sans point de départ convenu est une dispute qui attend de se passer. Revoyez par mois, pas par semaine. Les cycles de recrutement sont longs, et le bruit hebdomadaire vous trompera en vous faisant changer des tactiques qui n’ont pas eu le temps de marcher. Couplez chaque KPI avec une hypothèse. “Si on ajoute une réunion d’intake structurée, le time to fill baisse de 5 jours” est testable. “Suivons le time to fill” tout seul est de l’accumulation de données.

Si vous faites encore tourner les candidats dans des tableurs, la couche de données n’existe pour calculer aucun de ces KPI. Commencez par pourquoi tout recruteur a besoin d’un CRM avant de vous inquiéter des KPI.

Où aller ensuite

Une fois ces essentiels en place et que vous agissez dessus, la couche suivante c’est les métriques de performance. Elles vous disent pourquoi vos chiffres ressemblent à ça. Pipeline velocity, taux de conversion par étape, utilisation de la capacité recruteur et ROI par canal de sourcing sont couverts dans notre post sur les métriques de recrutement avancées. Sécurisez les bases d’abord.

Les recruteurs qui scalent au-delà du solo et des petites équipes ne sont pas ceux qui ont le plus de candidats dans leur pipeline. Ce sont ceux qui savent exactement quels chiffres bougent le business et quoi faire quand ces chiffres glissent.

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Sources

The insights in this article are based on the following industry expert discussions:

  • “Recruitment KPI’s that you MUST KNOW” — Recruiter Preston, YouTube

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